SSV Polaris RZR 900 : La Bonne surprise !

Polaris RZR 900, le SSV qui manquait

Le RZR 900 est le SSV qui manquait à la gamme Polaris. Il répond aux attentes des quadeurs en quête d’un modèle étroit, puissant et joueur avec un tarif de 15 390 Euros assez compétitif.

 

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Pour ceux qui trouvent le RZR 1000 trop large et trop puissant, le RZR 900S trop cher, le RZR 570 pas assez démonstratif, Polaris propose une belle alternative : le RZR 900. C’est le dernier représentant en date de la famille RZR, celui qui présente sur le papier des arguments imparables. Au premier coup d’oeil, on reconnaît les signes distinctifs de la gamme SSV phare du constructeur américain.

SSV Polaris RZR 900 : Un SSV compact et joueur

C’est le format de cet engin qui intrigue. Avec ses 2,66 m de long pour 1,27 m de large (1,32 m selon nos propres mesures), le RZR 900 affiche clairement la couleur. Il est à peine plus large qu’un quad et pourra donc se faufiler partout. On est loin de l’esprit du RZR XP 900 et encore plus de celui d’un RZR 1000. Ce RZR est à dimension humaine et surtout à échelle nationale. Pas la peine à son volant de se poser la question : « T’es sûr que cela passe ?», comme c’est souvent le cas avec les gros gabarits de la gamme RZR. Si un quad passe, le RZR 900 doit pouvoir suivre, là où les autres RZR vont devoir trouver une échappatoire. À l’intérieur, on entre de plain-pied dans l’univers RZR. S’ils proposent un confort correct, les sièges ne sont pas assez enveloppants et l’absence de réglage est pénalisante pour les grands gabarits. La qualité de finition manque de soin, le sélecteur de rapports n’est pas agréable à manipuler et la précision dans le verrouillage des rapports laisse clairement à désirer. On regrette également l’appui côté pied gauche, vraiment trop avancé vers le pilote. En revanche, on apprécie la position de conduite typée sport, le compteur parfaitement lisible, le volant réglable, les vide-poches et la boîte à gants. Bien vu aussi les systèmes d’ouverture au sol qui permettent l’évacuation de l’eau et de la boue. Un élément déterminant quand on passe à la phase nettoyage des machines. Sur notre version d’essai appartenant à Christophe du club Quad Nature 89, plusieurs options étaient installées, à savoir les bumpers avant et arrière, un coffre Polaris, un toit alu et un demi pare-brise.

Polaris RZR 900

Pas de différentiel arrière pour le 900.

Polaris RZR 900

Le compteur central est complet et lisible.

SSV Polaris RZR 900 : fait pour l’action

Pour cette découverte du Polaris RZR 900, nous avons pris la direction d’Auxerre et plus exactement de Tonnerre. La région est réputée pour ses chemins blancs assez roulants et quelques terrains nous permettent de mettre en lumière les capacités en franchissement de la machine. La première impression, c’est la facilité de prise en main de l’engin. La sonorité de l’échappement est assez virile mais moins envahissante qu’elle ne l’est à bord des autres 900 et 1000. Là où on attendait véritablement, c’est sur l’aspect exploitable. Comment le châssis pouvait-il s’accommoder d’un tel moteur, la suspension et le freinage étaient-ils à la hauteur, n’allait-on pas se retrouver sur le toit au premier virage ?

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Forcément, ces questions, les ingénieurs chez Polaris les ont anticipées. À l’instar du Ace dans une autre catégorie de machines, ils ont réparti les masses, de sorte que l’engin soit bien équilibré. Jamais à bord du RZR 900 au cours de cette séance, on ne s’est inquiété du manque de largeur de voies ou de la stabilité. Tout juste me suis-je surpris à lever le pied en apercevant un bon dévers une centaine de mètres un peu plus loin. Et puis, dans le dévers, rien, le RZR 900 bénéficie même dans cette situation d’un comportement assez sain, pourvu que l’on respecte certaines règles propres au SSV, surtout quand ils sont peu larges. On ne peut pas arriver le pied dedans, attraper les freins les roues braquées et tourner le volant à fond, sans risquer de partir à la faute. Après quelques kilomètres, la direction apparaît un peu lourde à basse vitesse mais elle compense par une grande précision. Avec un gabarit aussi compact, la direction est simplement pénalisante dans les manœuvres et sur les parcours très sinueux. Mais on voit mal Polaris ne pas proposer une version avec direction assistée dans les prochains mois. À bord, le confort est bon, avec une assise correcte mais surtout une suspension qui travaille bien. C’est ce que nous avons pu vérifier sur la cinquantaine de kilomètres d’essais parcourue. Au programme, du chemin roulant, du sinueux en sous-bois, mais aussi du franchissement dans une carrière à ciel ouvert, celle de Coussegrey, située entre Tonnerre et Troyes. C’est un site d’extraction de calcaire exceptionnel, un espace de jeu interdit au public mais dont les responsables avaient bien voulu ouvrir les portes quelques heures, à l’occasion d’une séance photo. À l’intérieur, le ballet des pelles géantes et des camions de chantier version XXL est incessant dans ce site de concassage de cailloux. À côté, les SSV paraissent bien petits. Et pourtant, c’est là que nous avons pris la réelle dimension du RZR 900. Après les chemins roulants, il était temps de passer à la phase cassante. Direction le fond de la carrière, à près de 50 mètres en-dessous du niveau supérieur. Le sol est jonché de cailloux, de rochers et il faut vraiment bien placer les roues. Si la garde au sol de 278 mm est peu juste dans ses conditions, la suspension tient le choc. Dans les phases dynamiques, la présence d’une barre stablisatrice est un plus incontestable. Le RZR se révèle particulièrement joueur sur ce terrain. En deux roues motrices, l’arrière a un peu tendance à vouloir passer devant en conduite sportive si l’on n’y prend garde. Il faut un savant dosage de l’accélérateur et du freinage pour rouler vite dans ces conditions. Il est autrement plus efficace en tout terrain en mode 4 roues motrices. Il est moins incisif mais autrement plus enclin à enchaîner les virages rapides.

SSV Polaris RZR 900 : un moteur au tempérament de feu

On en vient au cœur de cette machine. Comme dans une part de mille-feuille, on a gardé le meilleur pour la fin. C’est le bicylindre de 875 cm3 alimenté en essence par un système à injection. Si le RZR 570 en avait laissé sur leur faim, il n’en va pas de même avec le 900. Chaque relance se traduit par un joli coup de pied au c… Si la vitesse de pointe flirte avec les 110 km/h, c’est surtout au niveau des accélérations que le RZR 900 est bluffant.

Pas un seul instant ce SSV américain n’a été pris en défaut. Tout juste regrette-t-on l’absence de frein moteur, ce qui n’est pas très rassurant dans les pentes raides. Heureusement, le freinage dispose d’un bon mordant et permet de tenir un bon rythme. Au final, le RZR 900 apparaît joueur, davantage que ne pouvait le laisser entrevoir son gabarit.

Polaris RZR 900

Polaris RZR 900, le SSV qui manquait Le RZR 900 est le SSV qui manquait à la gamme Polaris. Il répond aux attentes des quadeurs en quête d'un modèle étroit, puissant et joueur avec un tarif de 15 390 Euros assez compétitif.   Pour ceux qui trouvent le RZR 1000 trop large et trop puissant, le RZR 900S trop cher, le RZR 570 pas assez démonstratif, Polaris propose une belle alternative : le RZR 900. C'est le dernier représentant en date de la famille RZR, celui qui présente sur le papier des arguments imparables. Au premier coup d'oeil, on reconnaît les…

Passage en revue

Prix
Transmission/freinage
Suspensions
Moteur

Notre avis

Résumé : Présenté à 15 900 euros, le Polaris RZR 900 était le chainon manquant à la gamme RZR. Juste bien placé au niveau prix et performance. Bref, un achat raisonné et raisonnable pour commencer le SSV et rentrer dans la grande famille du RZR.

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